| Coopérer, se Comprendre, se Rencontrer |
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de l'échange et de la rencontre Gestion (du temps) Les démarches d'apprentissage proposées supposent au départ tout du moins un supplément de temps et de travail par rapport à l'enseignement habituel, ne serait-ce que parce quelles ne sinscrivent pas dans le cadre " normal ". Lautre difficulté majeure vient du fonctionnement bi ou multipolaire, cest-à-dire en relation avec des personnes et des instances extérieures au cadre habituel, soumises elles aussi à des contraintes de temps, mais différentes (emploi du temps, rythme journalier, hebdomadaire, par exemple la nature et la fréquence des contrôles des connaissances, les congés). Doù le premier travail qui consiste dans chaque coopération, quelle concerne un simple échanges de documents ou quelle prévoit une ou deux rencontres délèves, dabord et avant tout à trouver des périodes communes et à harmoniser les démarches dans le temps en fonction dun échéancier (cf. coopération *). Pour ce qui est de la gestion du temps au plan interne, à lintérieur de son propre établissement, les variations sont importantes d'un projet à l'autre, selon les enseignants eux-mêmes, les projets réalisés, le programmes de travail fixé et, bien sûr, la nature du groupe délèves qui participe à ce travail, selon quil sagit dun groupe permanent (classe, groupe de projet, autres) ou dun groupe constitué uniquement pour la rencontre et provenant de différentes classes. Un travail préparatoire est dans ce dernier cas problématique car aucun temps nest disponible pour se réunir et a forciori pour travailler ensemble. Les enseignants qui avaient choisi des techniques * de travail plus complexes et moins bien maîtrisées telles que la vidéo, ont déclaré qu'ils y avaient au début consacré beaucoup plus de temps que pour les tâches habituelles. Tous les enseignants, indépendamment des projets envisagés sont d'accord pour dire que le temps nécessaire à l'information et à la coordination constitue un gros morceau, au moment de la mise en place surtout. Au fur et à mesure que des habitudes de travail nouvelles s'installent, que les enseignants se familiarisent les uns aux autres, le supplément de travail va en diminuant. Tout nouveau thème de travail et toute assimilation d'une nouvelle technique sont inévitablement liés à une phase de tâtonnement et d'adaptation et donc à une " perte de temps " par rapport à des pratiques familières. Il en va de même dès quil y a renouvellement de léquipe et passage de témoin à dautres collègues (cf. le projet Marseille-Francfort : les acteurs adultes) En dépit de ces difficultés, les enseignants insistent tous au moment de l'évaluation sur le fait que ce ralentissement du rythme " normal " et ce supplément de travail sont très largement contrebalancés par le regain de motivation * des élèves, leurs réussites, l'évolution positive des rapports entre enseignants et élèves et l'appui apporté par les parents * pour qui cette expérience influe en bien sur l'idée qu'ils se font de l'école (cf. relations publiques *). |