exemples+konzepte Coopérer, se Comprendre, se Rencontrer

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Les Projets

Description analytique

Les acteurs adolescents :
les élèves - Constitution et recrutement des groupes
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Toutes les rencontres se sont limitées à un nombre de 50 élèves (25 par établissement) pour des raisons dues aux conditions de subventionnement (nombre maximum). Ceci ne veut toutefois pas dire que le projet de coopération ne touche que les élèves qui participent à la rencontre. Comme cela a surtout été le cas la première année dans le cadre d’un travail portant sur toutes les classes d’un même niveau, des élèves ont pu participer au travail thématique tout en n’ "étant pas du voyage ".

Les groupes d’élèves sont des groupes interclasses et interâges, créés pour les besoins de la rencontre, même si un minimum de suivi a lieu avant et après celle-ci. On y retrouve donc une grande hétérogénéïté d’âge (allant de 12 à 16 ans), de classes (différentes classes, à Marseille certaines faisant de l’allemand, d’autres pas) et une grande variabilité du rapport entre garçons et filles (selon les années le nombre de garçons est égal ou inférieur à celui des filles).

Ce facteur imprévisible est lié surtout au fait qu’un groupe doit être constitué spécialement pour la rencontre et qu’il n’a pas de statut stable, intégré à la réalité quotidienne de l’établissement, selon les critères habituels (matière, emploi du temps, régularité, validation). Il est donc plus fragile et soumis plus que tout autre aux fluctuations du contexte.

Cela se ressent particulièrement en matière de recrutement. Chaque année les enseignants sont contraints de trouver le nombre d’élèves nécessaire et suffisant pour pouvoir organiser (et financer) la rencontre. Plusieurs éléments influent sur le choix :

Positivement

  • la tradition de la coopération et son implantation dans l’établissement au fil des années. Les élèves en parlent entre eux, font part de façon formelle (exposition, visite des partenaires, contacts durables, réunion de parents d’élèves) et informelle (histoires, anecdotes, échanges) de leurs expériences. Ceci a pour conséquence qu’il existe une part importante de " récidivistes ", d’élèves participant plus d’une fois à des rencontres. Cela permet de créer une certaine permanence, une certaine continuité dans un travail – les anciens transmettant leurs expériences aux nouveaux et aux plus jeunes – qui sinon, de par ses structures, ne l’est pas. Ceci apparaît nettement dans les évaluations et les interviews que nous avons faites avec eux,, quand ils soulignent les progrès réalisés au bout de plusieurs rencontres.
  • si le travail préparatoire (avant la constitution du groupe de rencontre) a été positif et intéressant pour les élèves parce qu’ils ont vu l’enregistrement vidéo de la dernière rencontre.

Négativement

  • la concurrence entre les différents projets de ce type, au premier chef l’existence d’une coopération avec un établissement britannique, à Francfort, et les nombreuses sorties et excursions (Klassenfahrten / Schulabschlußfahrt en classe 9 et/ou 10) qui font que les élèves (et leurs parents) sont obligés de faire des choix, surtout pour des raisons financières. Ce n’est donc pas la seule qualité pédagogique du projet qui décide mais un ensemble de facteurs d’un autre ordre. Les Schulabschlußfahrten / voyages de fin de scolarité sont un obstacle majeur, car, normalement, tous veulent y participer (cf. Projet d’établissement / Schulprogramm)
  • le choix et les préférences des ami(e)s : il y a, au moins du côté francfortois, une forte influence positive mais aussi souvent négative des ami(e)s : " Si mon ami(e) n’y va pas, je n’y vais pas non plus ". Là, il faut dire aussi qu’une jeune liaison amoureuse en dehors de la classe peut entraîner un refus de participation !

Qui dit concurrence, dit aussi attractivité du " produit " ! L’une des principales difficultés vient du fait que la rencontre a lieu alternativement en Allemagne et en France, à proximité du lieu de vie (pour les raisons exposées plus haut). Or les élèves renâclent à participer à une rencontre à proximité de chez eux et/ou dans leur propre pays qui offre à première vue si peu d’occasion de dépaysement, sauf s’ils sont motivés par des rencontres antérieures et donc par la dimension sociale de la rencontre (retrouver des copains et les copines de la dernière fois).

Ce phénomène est particulièrement net à Francfort. La question du choix s’y pose plus qu’à Marseille où les occasions sont moins nombreuses.

Cette question ne semble pouvoir être résolue que dans le cadre d’une politique et d’une conception globale de l’établissement en matière de coopération internationale et d’activités péri ou parascolaires. C’est ce vers quoi on s’achemine à Francfort où on élabore actuellement un projet trinational (germano-franco-britannique).

Les acteurs adultes page 2

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