Frühe Sprachvermittlung
Enseigner dans l’école de l’autre :
regards croisés d’instituteurs

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Le groupe des jeunes Coutançais du collège Jacques Prévert reçu à Berlin par Gunter Krauke.

De retour dans sa ville natale, Berlin, M. Krauke, ancien instituteur en primaire à Coutances, pendant deux ans, n'a oublié ni la Normandie, ni ses élèves auxquels il a su donner le goût de la langue allemande, dans le cadre de l'initiation précoce en primaire.
Il a gardé de nombreux contacts avec Coutances, et c'est ainsi qu'il a invité les élèves de 5e "bilingue" du collège Jacques Prévert a séjourner dans des familles berlinoises, en leur proposant un programme séduisant de visites diverses et d'animations : une invitation acceptée avec enthousiasme, surtout que Berlin fête ses 750 ans. Chaque district organise des animations et des expositions pour la circonstance, c'est l'occasion de visiter les magnifiques musées berlinois (notamment le "Dahlemer Museum") et d'assister à de nombreuses projections sur Berlin, tout cela gratuitement ou presque, ce qui a beaucoup surpris les Français.
Les jeunes Coutançais découvrent, jusqu'au 14 mai, cette grande ville de Berlin-Ouest, avec son métro, sa "S-Bahn", sa population et sa situation particulière.
C'est enfin l'occasion de mettre en pratique ses connaissances en allemand, dans la famille d'accueil et en assistant à certains cours des correspondants allemands. Un court moment d'intimidation, puis on se lance et... le message passe ! Les enfants sont ravis et découvrent avec étonnement qu' "il y a beaucoup d'espaces verts, beaucoup de petits quartiers. A peine sorti du centre, on a l'impression d'être dans un petit village, traversé par une grande route".
"C'est tout différent de Paris, ça n'a pas l'aspect d'une grande ville".

On s'attendait à des difficultés de circulation, mais "le code de la route est strictement respecté, aussi bien par les automobilistes que par les cyclistes qui ont leurs propres pistes et feux de circulation".
"Le métro est d'une propreté impeccable, et on ne voit personne y mendier" (Clarisse).

Mais "à l'école, les cours sont vraient détendus, parfois trop", au gré de nos élèves.

Dans l'ensemble, les Français sont surpris par une certaine décontraction des Berlinois, qui prennent le temps de vivre dans une "ville meurtrie par le mur" (Arnaud) qui "ressemble à une caserne avec différents gardiens" (Guillaume) et sont choqués par l'exploitation touristique faite par "les boutiques de souvenirs à côté du mur".

Fin septembre, ce sera au tour des jeunes Allemands de partir à la découverte de l'"Inconnu", des plages du Cotentin et du milieu marin. Ils seront reçus par les familles coutançaises et se feront un plaisir de parler le français qu'ils étudient depuis septembre dernier.

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