
Salle comble, jeudi soir, pour la conférence de Günter Krauke sur le Mur de Berlin.
« Le Mur de Berlin avait un côté sacrément pratique, on ne pouvait pas se perdre, il suffisait de le suivre ! » C'est avec humour que Günter Krauke a démarré, jeudi soir, aux Unelles, la conférence sur le Mur de Berlin. Plus d'une centaine de personnes avaient répondu à l'invitation du centre d'animation et la salle Jules-Barbey-d'Aurevilly était bondée.
Après un bref rappel historique, cartes de classes à l'appui, de l'Europe et l'Allemagne depuis 1945, une projection de diapositives a montré le mur sous tous ses aspects.
Les plus terribles : grilles, batteries anti-chars, vopos guettant en haut des miradors ou croix en bois à la mémoire des personnes abattues depuis 1961, année de la construction du mur...
Les plus cocasses : une chèvre broutant paisiblement au pied du mur, dans un terrain vague transformé en prairie, un escalier - type rampe d'accès aux avions - permettant aux touristes de scruter à quoi ressemble l'Est...
Les plus artistiques enfin : ces milliers de graffitis et de fresques sur le côté ouest du mur, « des fresques qui changaient tout le temps », explique Günter. « On passait un jour, il y avait une fresque bleue. Le lendemain, il y en avait une différente peinte sur la première. »
Dernier axe de la projection de diapos, la folle nuit de la liberté le 9 novembre, la foule à Check Point Charlie, le point de passage entre l'Ouest et l'Est, les Trabant arrivant par centaines à l'Ouest, la joie sur les visages. Un débat a suivi la projection de diapositives. Thèmes abordés : l'unification, le devenir économique de l'Allemagne, l'avenir des pays de l'Est ou- de la Communauté européenne. En juin prochain, des élèves de l'école des Taneries iront rendre visite à leurs copains de Berlin. Ils pourront voir de près ce qui est désormais un monument de l'histoire de la Guerre Froide.