Arbeitstexte de travail

A propos des échanges bi, tri et multilatéraux en Europe

 

Sommaire

Annotations


1 Abdallah-Pretceille M., Thomas A., Relations et apprentissages interculturels, Armand Colin, 1995, Paris
Colin Lucette, Müller Burkhard, (dir.) La pédagogie des rencontres interculturelles, Anthropos, 1996, Paris
Denoux P., „La recherche interculturelle en France“, in Abdallah-Pretceille et Thomas A., op. cit.
Dibie Pascal, Wulf Christoph, L’ethnosociologie des rencontres interculturelles, Anthropos, 1998, Paris
Hess R., Pédagogues sans frontières, Ecrire l’intérité, Anthropos, 1998.
Molz Markus, Die multiperspektivische Theorie von Kultur, von J. Demorgon, Regensburg, 1994
Wulf Christoph (Ed) Education in Europe, An intercultural Task, Waxmann Münster / New York, 1995



2 Ogay Barka Tania, De la compétence culturelle à la dynamique interculturelle, Thèse sous la direction du professeur Dasen, Université de Genève, mai 1999.
Dasen P., (dir.) Raisons éducatives, III, De Boeck Université, à paraître 2000.



3 Storrie, T. (2000) The Evaluation of Intercultural Exchange, National Youth Agency, Leicester, U.K.



4 Proulx J., Université de Sherbrooke, Canada (Québec) a intégré les apports des chercheurs de l’Ofaj dans le cursus des étudiants en psychologie depuis 1996.
Demorgon J., Intercultural Communication: „The Most Precious and Complex Gift“, 34-35, trad. M. Delmer, in Interspectives, A Journal on Transcultural Education, vol. 15, 1997



5 Dufour Dany-Robert, (1990) Les mystères de la trinité, Gallimard.



6 Lipiansky E.M., (1996) La formation interculturelle consiste-t-elle à combattre les stéréotypes et les préjugés?, Textes de travail n° 14, Ofaj.
Nicklas H., Du quotidien, des préjugés et de l’apprentissage interculturel, n° 1, Texte de travail, Ofaj., rééd. 1994
Müller Burkhard, Evaluations des rencontres internationales, Première mise en perspective du problème des méthodes d’évaluation dans le domaine des apprentissages interculturels, Textes de Travail No 12, DFJW/OFAJ, Bad Honnef, 1995
Müller Burkhard, (1995) Le syndrome de Thomas Mann, ou la redécouverte des préjugés; essai d’un point de vue allemand, Textes de travail No 9, DFJW/OFAJ, Bad Honnef/Paris, 1994, 43 p.



7 Lipiansky E.M., (1996) La formation interculturelle consiste-t-elle à combattre les stéréotypes et les préjugés ?, Textes de travail n° 14, Ofaj.
Nicklas H., Du quotidien, des préjugés et de l’apprentissage interculturel, n° 1, Texte de travail, Ofaj., rééd. 1994
Müller Burkhard, Evaluations des rencontres internationales, Première mise en perspective du problème des méthodes d’évaluation dans le domaine des apprentissages interculturels, Textes de Travail No 12, DFJW/OFAJ, Bad Honnef, 1995
Müller Burkhard, (1995) Le syndrome de Thomas Mann, ou la redécouverte des préjugés; essai d’un point de vue allemand, Textes de travail No 9, DFJW/OFAJ, Bad Honnef/Paris, 1994, 43 p.



7 Müller Burkhard, Pagès Max, (1997) „L’animation des rencontres interculturelles“, Le Manifeste de l’animation existentielle, Arbeitstexte N° 15, DFJW, OFAJ, Bad Honnef, Paris, 1997.



8 Demorgon J. (1989) L’exploration interculturelle, Pour une pédagogie internationale, A. Colin.
Demorgon J. (1998), L’histoire interculturelle des sociétés, Anthropos-Economica, Paris.



9 Demorgon J., Lipiansky E.M., Müller B., Nicklas H., Dynamiques interculturelles pour l’Europe - Evaluations, formations, compétences, Anthropos- Economica, à paraître fin 2001



10 Dieter Geulen, Politische Sozialisation in der DDR, autobiographische Gruppengespräche mit Angehörigen der Intelligenz, Leske + Budrich, Opladen, 351 p., 1998.



11 Gunter Gebauer, Christoph Wulf: Spiel, Ritual, Geste; mimetisches Handeln in der sozialen Welt, Hamburg, Rowohlt Taschenbuch, 1998, 335 p., 26,90 DM.



12 "mauvais" si l'on considère les critères de l'évaluation locale.



13 H. Lefebvre, La somme et le reste, Paris, Méridiens Klincksieck, 1989, p. 343.



14 E. Desmolins, A quoi tient la supériorité des Anglo-Saxons ?, Paris, 1897, réédition, Paris Anthropos, 1998.



15 Georges Lapassade, La découverte de la dissociation, Loris Talamart (22, rue du Cloître Saint-Merri, 75004 Paris), 1998, 108 pages.



16 Anthropos, 1997.



17 Gunter Gebauer, Anthropologie, Reclam, Leipzig, 1998, 330 p., 28 DM. Ce livre est un choix de textes de Hartmut Böhme, Pierre Bourdieu, Norbert Elias, Michel Foucault, G. Gebauer, Clifford Geertz, Arnold Gehlen, Dietmar Kamper, Maurice Merleau-Ponty, Michel de Montaigne, Blaise Pascal, Helmut Plessner, Georg Sirnmel, Jean-Pierre Vemant, Ludwig Wîttgenstein, Christoph Wulf.



18 Pascal Dibie, La passion du regard, Paris, Métailié, 1998, 186 p., 99 Frs.



19 Je me suis lancé dans cet exercice dans Chemin faisant, Ivan Davy, Vauchrétien, 1996.



20 Gaston Pineau, Produire sa vie, autoformation et autobiographie, Edilig, 1983.



21 Voir la bibliographie générale de Christian Leray et Ernestine Lorand, Dynamique interculturelle et autoformation, L'Harmattan, 1995.



22 Par Jean-Louis Legrand, co-auteur avec Gaston Pineau du „Que sais-je?“ sur Les histoires de vie, et par Christine R. Delory-Momberger qui va publier prochainement deux ouvrages sur les histoires de vie dans la collection „Exploration interculturelle et science sociale“, chez Anthropos.



23 Martine Mounier, Au cœur d’un couple franco-algérien, La Tour-d’Aigues.



24 Paul Hess, La vie à Reims pendant la guerre de 1914-1918, notes et impressions d’un bombardé, Anthropos, 1998, 680 pages.



25 Le premier volume, portant sur les années 1996-1998 est sorti sous le titre : Pédagogues sans frontière, écrire l’intérité, Anthropos, coll. "Exploration interculturelle et science sociale", 1998, 300 pages.



26 Sur cette notion de transduction, voir René Lourau, Implication/transduction, Paris, Anthropos, 1997 et le chapitre que Jacques Demorgon consacre à cet ouvrage dans L’histoire interculturelle des sociétés, Paris, Anthropos, 1998, pp. 65-78.



27 J’ai créé une collection "Exploration interculturelle et science sociale" chez Anthropos qui a publié une trentaine de titres.



28 R. Hess, La pratique du journal, une enquête au quotidien, Anthropos, Exploration interculturelle, 1998.



29 Il faut renvoyer ici à l’œuvre de Philippe Lejeune qui de L’autobiographie en France (Armand Colin, 1971) à Pour l’autobiographie (Le Seuil, 1998) a produit plus de dix ouvrages de référence. Sur le journal, voir, entre autres, de cet auteur: Le moi des demoiselles, Le Seuil, 1993.



30 R. Fonvieille, L’aventure du mouvement Freinet, Paris, Méridiens Klincksieck, 1989. Voir également du même auteur La naissance de la pédagogie autogestionnaire, Paris, Anthropos, 1998.



31 Un bon exemple reste: Pascal Dibie, dans Ethnologie de la chambre à coucher, Paris, Grasset, 1986.



32 Voir L’ethnographie de l’école, Dossiers pédagogiques, dirigés par Ahmed Lamihi, n03-4, Tétouan (Maroc), oct 1998-mars 1999. Ahmed Lamihi qui avait déjà publié un beau numéro des Dossiers pédagogiques sur L’analyse institutionnelle, vient de sortir un numéro double (36 pages + 28 pages de suppléments) sur L’ethnographie de l’école. Ces Dossiers sont remarquables car ils rapprochent des auteurs (Américains, Français, Marocains) s’inscrivant dans un courant de pensée très intéressant qui prend de l’ampleur comme le montre un autre ouvrage qui paraît en même temps : Recherches ethnographiques en Europe et en Amérique du nord (sous la direction d’Ana Vasquez et Isabel Martinez, Anthropos. 1999). Dans les Dossiers pédagogiques, on retrouve les noms de G. Lapassade, Mc Dermott, Driss Alaoui, Abdellatif Elazaoui, Remi Hess, Ahmed Lamihi, Pierre Montecchio, Peter Woods, Isaac Jacob, Mehdi Ait Ahmed... Dans Recherches ethnographiques... on trouve des textes de Angela de Britto, Remi Hess, Michael Wynes, Cléopatre Montandon, Peter Woods, Andy Hargreaves, Vincent de Gaulejac, Agnès van Zanten, Cécile Wright, Maud Blair...
Ces travaux en langue française rejoignent le courant allemand que nous avons évoqué tout au long de ce travail. Le numéro 36-37 de Pratiques de formation (Paris VIII, 1999) sur „Interculturel et formation“ (coordonné par Lucette Colin) s’inscrit également dans cette perspective.



33 L’imprécision se renforce par le fait qu’il est souvent, dans les efforts conventionnels vers un vivre ensemble multiculturel avec des immigrés et des minorités ethniques, sous-entendu notamment en Allemagne que la création de situations multiculturelles pacifiques par exemple les fêtes à caractère folklorique multicurel est un moyen approprié à la compréhension approfondie et à l’acceptation des cultures étrangères (Colin/Müller 1998). „L’éducation interculturelle“ est assimilée à la mise en scène pédagogique des formes de coopération souhaitée entre ressortissants de cultures différentes en mettant entre parenthèses tous les conflits qui s’y opposent.



34 Ceci est de plus en plus plausible ne serait-ce que des conflits interculturels par exemple à l’école ne sont plus que des conflits entre les ressortissants de la culture d’une majorité et d’une minorité unique mais aussi de conflits des minorités entre elles et que personne ne peut attendre jusqu'à ce que ces conflits se résolvent par une compréhension profonde générale.



35 Ceci vaut aussi pour le traitement intranational de différences culturelles. Dans les écoles avec des taux importants d’élèves de familles immigrées et/ou de minorités culturelles, les constallations ne sont plus de nature bipolaire („nous et les autres“) mais tri ou pluripolaire (nous, les autres et les autres), c’est-à-dire que les conflits entre les ressortissants de plusieurs minorités ethniques sont aussi importants que ceux entre la culture dominante et ses minorités.



36 Cette idée de réciprocité de reconnaissance a été élaborée notamment par J. Bejamin (1993) en référence aux textes cités de Winnicott et à Hegel.



37 Je pourrais largement étayer cette hypothèse à partir d’observations dans des rencontres trinationales mais aussi lors de colloques internationaux où ce qui irrite dans l’interculturel n’émerge, de façon non voulue, comme perturbateur qu’en marge du programme, en quelque sorte entre ses fissures. En particulier l’observation que ces rencontres ou réunions peuvent se dérouler sur de longs moments sans heurts : traductions très soignées, travaux en groupes multinationaux avec moins de dysfonctionnements qu’en groupes nationaux, les participants semblent plus orientés sur la productivité que chez eux ; cependant et subitement, les agressions et les turbulences se multiplient et „personne ne comprend pourquoi“. Souvent il n’est possible d’empêcher la rupture de la communication et de la coopération qu’en déclarant tout ceci comme un malheureux malentendu et „non advenu“.
Un phénomène analogue aussi dans les rencontres binationales : c’est que les participants sont enclins, surtout dans les phases incertaines du début, à se montrer mutuellement leur face positive. Il y a de multiples exemples notamment dans les rencontres franco-allemandes dans lesquelles on peut reconnaître les débutants (et les relations peu développées) justement par le fait qu’il n’existe réciproquement „pas de préjugés“ et que des deux côtés, les relations sont déterminées uniquement par des attentes positives ; c’est au moins ce qui s’exprime.



38 Bien entendu les deux types d’expériences sont possible aussi dans des dispositifs biculturels dans la mesure où elles offrent également la possibilité de se retirer en quelque sorte de l’expérience même de la rencontre pour l’observer. Mais dans des situations tri et multiculturelles cette possibilité se renforce systématiquement et elle est inévitable.