Arbeitstexte de travail

EVALUATION DES RENCONTRES INTERNATIONALES

Sommaire

 

 

4. Décrire et comparer au lieu de vérifier et mesurer

Quel est donc, au bout du compte, le but d'une évaluation du travail interculturel ? La question semble plus banale qu'elle ne l'est en réalité. Une telle évaluation doit vérifier, dit-on, si un programme et/ou son application étai(en)t plus ou moins réussi(s). Mais déjà les quelques exemples cités nous indiquent que cela n'est pas si simple et qu'en demandant des évaluations en plus grandes quantités et de meilleure qualité, on n'a pas encore répondu à la question de savoir ce qu'on doit et peut en attendre.

Il est de notoriété publique que les chiffres publiés dans les bilans déjà cités sont considérés comme une autoévaluation de l'O.F.A.J.. Ils doivent prouver que les 42,5 millions de DM investis dans cette institution par les Etats allemand et français ne le sont pas en vain mais constituent un bon placement. Cependant, cette évaluation très générale sur le plan des données quantifiables, peut-elle véritablement aboutir ? Car les effets de ce travail sont si étroitement liés à d'innombrables autres facteurs d'évolution dans les deux pays que des effets spécifiques (p. ex. une orientation "européenne" accrue "chez les jeunes") ne sont plus mesurables sur ce plan très général, même en mettant en jeu des efforts et des moyens considérables.

Klaus Eder, dans un texte de travail du groupe de recherche évoqué plus haut, précise :
"La méthode classique d'évaluation des programmes est la méthode statistique. Ainsi suppose-t-on, dans l'évaluation des programmes de rencontres interculturelles, que le succès de la rencontre peut s'exprimer (se calculer) au moyen de chiffres, que ce phénomène social possède donc des propriétés chiffrables (comme une élection, par exemple). Mais de telles mesures chiffrées sont la plupart du temps arbitraires. Il n'existe pas de théorie scientifiquement validée qui nous prouve pourquoi la représentation chiffrée serait justement appropriée dans ce cas. On recourt alors à une théorie simplificatrice qui semble découler du bon sens ou qui prend les désirs pour la réalité. Selon cette théorie, plus le nombre de personnes qui se rencontrent est grand, plus elles apprennent à mieux se connaître et à s'accepter les unes les autres. Les scientifiques savent que cette théorie est fausse. Mais elle est bien commode dans la pratique.

Il existe des motifs socialement compréhensibles qui expliquent pourquoi cette façon chiffrée de rendre compte du travail de rencontre est si volontiers utilisée (et bien payée). Entre autres, c'est à cause de la tentation des chiffres et, en particulier, de la séduction des indica-teurs de croissance. La conséquence en est que l'objet - la ren-contre - se trouve adapté et partiellement assimilé aux représentations chiffrées. Cela conduit après coup - et c'est un produit social - à l'adaptation de critères soi-disant objectifs : le nombre des rencontres devient un indicateur de leur succès.

Un tel critère n'est pas seulement douteux d'un point de vue scientifique, il devient aussi politiquement de plus en plus contre-productif, dès que les indicateurs de croissance stagnent, dès que les chiffres de popularité stagnent.

C'est pourquoi certains exigent déjà parfois que l'on passe d'une politique quantitative à une politique qualitative des rencontres.

Mais ce que cela peut bien vouloir dire reste totalement imprécis. La détermination de l'aspect "qualitatif" - tout comme déjà de l'aspect "quantitatif" - se fonde trop souvent sur des théories du sens commun. Est qualifié de "qualitatif" tout ce qui correspond à des attentes idéalistes ou idéologiques. Ainsi des exigences porteront par exemple sur un renforcement de la conscience nationale, sur la dimension historique ou la question du sens en général. Ces aspects qualitatifs supposent d'autres moyens de mesure et d'autres méthodes d'évaluation que ceux qui se basent sur la comptabilisation du nombre des rencontres."

Est-ce à dire que les bilans annuels, les enquêtes et les résultats chiffrés sont dénués de sens ? Certainement pas, mais à condition seulement d'observer objectivement ce que ces chiffres peuvent apporter. Ainsi, les statistiques, telles qu'elles sont fournies par les rapports d'activité, ne peuvent pas prouver l'efficacité de l'O.F.A.J. et encore moins satisfaire à l'exigence des "Directives" de garantir la "participation active du jeune" . Toutefois, ce type d'évaluation qui permet de rendre compte des activités de l'O.F.A.J. et de leur utilité au plan le plus général et qui constitue une base d'information, de communication et de discussion avec les participants et les intéressés, peut néanmoins rendre un certain nombre de services :

- il permet par exemple de rendre compte dans quelle mesure l'offre est utilisée par des jeunes Allemands et de comparer ce chiffre avec celui des jeunes Français,

- il permet de comparer la participation des différents publics en fonction des groupes d'âge, des régions ou des secteurs (p. ex. établissements scolaires, associations de jeunesse, clubs sportifs, jeunes professionnels),

- ou de comparer entre elles les statistiques annuelles de l'O.F.A.J. depuis le début.

Ce type d'objectifs d'évaluation n'a rien de futile. Plus encore que d'autres organisations de toute façon soumises aujourd'hui à ce type d'évaluation, les organisations telles que l'O.F.A.J., engagées dans le travail sur les relations interculturelles, ont nécessairement besoin d'avoir recours à l'auto-réflexivité et de multiplier les interactions rétro-actives entre les structures de leur organisation et leurs terrains d'intervention. Sinon, elles seraient irrémédiablement exposées au risque que la bureaucratie devienne une fin en soi et la pratique des rencontres un simple moyen de survie de l'organisation. L'évaluation pourrait alors être dégradée au simple rang d'instrument de la représentation étatique, dans la mesure où des évaluations "statistiques" de ce type s'inscrivent dans des processus plus globaux de direction, de coordination, de contrôle public et de développement des organismes d'échanges internationaux de jeunes, où elles jouent un rôle indispensable. Elles sont des instruments de communication et d'orientation au même titre que d'autres. Mais elles ne constituent pas des procédures de vérification objectives fournissant des mesures "neutres". Prétendre les utiliser comme telles serait trop demander tout en négligeant leur apport effectif.

A d'autres niveaux encore, décrire et rendre comparable est un objectif de l'évaluation moins évident qu'il n'y paraît, par exemple dans le domaine de la coopération entre "organisations partenaires" de l'O.F.A.J.. Comme tous les praticiens des rencontres internationales l'ont appris à partir d'expériences souvent douloureuses, le présupposé qu'il "existe" chaque fois des partenaires adaptés, qui "conviennent", n'a rien d'évident. Ce "préalable" s'avère plutôt être, dans la plupart des cas, le fruit d'un tâtonnement souvent laborieux, c'est-à-dire d'une évaluation inévitablement ponctuée de fauxpas, de malentendus - donc la conséquence d'un processus d'apprentissage interculturel. Car ceux-là même qui, en apparence, sont des partenaires binationaux "compatibles", voire des "jumeaux", pourront facilement constater dès les premières tentatives de coopération qu'il n'en est pas du tout ainsi au départ.

Par exemple, il apparaît que le Comité National des Associations de Jeunesse et d'Education Populaire (CNAJEP) et le Deutscher Bundesjugendring (DBJR) sont, de par leur histoire et leurs structures organisationnelles, aussi peu "compatibles" que le Comité National Olympique et Sportif Français et la Deutsche Sportjugend (Jeunesse sportive allemande). Et pourtant, entre ces deux systèmes institutionnels se sont noués et développés au fil du temps des liens multiples, grâce à la multiplicité des évaluations réalisées à partir des efforts entrepris pour rendre tout de même comparable et conciliable les différences d'origine. La même chose s'est produite pour la quasi-totalité de ces partenariats.

- Par exemple, les systèmes de formation et d'éducation en France et Allemagne sont si différents (en ce qui concerne l'articulation des niveaux scolaires depuis l'école jusqu'à l'université, les types d'écoles, les institutions de tutelle, la souveraineté des Länder en Allemagne et de l'Education nationale en France, etc.), qu'il est plutôt étonnant de constater le nombre élevé de relations de partenariat qui, malgré tout, voient le jour.

Ce résultat serait impensable sans la multiplicité des processus d'évaluation mis en Ïuvre à tous les niveaux pour décrire et rendre comparables les différences. C'est-à-dire qu'ici aussi, ce qui est formellement désigné par évaluation, est en fait partie intégrante de processus extrêmement complexes d'"essais et d'erreurs", donc de processus évaluatifs au sens large. En tant qu'éléments et outils de coopération, et non en tant que procédure de vérification objective, ils jouent un rôle pratique, voire indispensable. Ici, comme à d'autres niveaux, il est utile de se remémorer la parole de Lao Tseu (voir entre autres la contribution de Hans Nicklas) : "Qui n'a jamais fait naufrage n'arrive pas au port", ou en d'autres termes : celui qui a peur de prendre le risque de trouver de la compatibilité dans les interstices de l'incompatibilité, passe à côté des rencontres interculturelles.

Ce qui vaut pour les relations de partenariat au niveau binational vaut encore plus pour les relations concrètes de partenariat au niveau de chaque programme de rencontre. Ici aussi, il s'agit presque toujours de trouver à "concilier" ce qui "en principe" n'est pas compatible. Chaque fois, il s'agit d'un "mélange variable de ressemblances et de différences qui en fait sa particularité" . Les innombrables rapports d'expérience sur ces rencontres, que nous avons déjà évoqués, constituent une riche documentation sur ces "mélanges". Par la somme des expériences et du savoir sur la pratique du partenariat qu'ils représentent, ils contribuent de manière décisive à la création d'une "culture du partenariat international". Mais ils ne mesurent rien, ne vérifient rien.

Si l'on prétend par conséquent que ces rapports d'expérience ne constituent pas au sens strict une évaluation (voir plus haut), parce qu'ils ne reflètent que des expériences isolées qui ne peuvent être évaluées par la comparaison avec d'autres, il s'agit tout au plus d'une demi-vérité. Car chaque rapport d'expérience, pourvu qu'il soit suffisamment exact, décrit et compare les approches concrètes à la fois du côté allemand et du côté français (elles diffèrent généralement), de sorte que chaque rencontre constitue en fait une situation test qui renseigne sur ce qui "passe" et sur ce qui "ne passe pas". Paradoxalement, c'est justement des conditions, des difficultés mais aussi des succès propres à chaque rencontre et à chaque participant que naissent en règle générale les expériences et les apprentissages interculturels les plus intéressants. En revanche, ce qui à travers toutes les situations se ressemble et se laisse comparer sans problème relève généralement d'une simple routine.

Ces observations mettent également en lumière le rôle que peut jouer l'évaluation de certains projets spécifiques, tels que les "sessions d'exploration" et les "programmes de formation-recherche" pour les autres programmes de rencontre dits "de base". Les conditions particulières et la conception de ces projets ont souvent conduit à l'objection selon laquelle les expériences qui y sont faites n'étaient pas "transposables" aux rencontres "normales". Ce qui est presque vrai. Car si quelqu'un essayait de "transposer" les expériences réalisées dans ces projets, c'est-à-dire de les appliquer comme une norme ou un modèle objectifs à d'autres programmes de rencontre, il n'en résulterait que des absurdités. Mais si l'on doit partir du fait qu'il n'existe pas, au sens strict, de programmes "normaux", et que la qualité de chaque rencontre dépend précisément de la manière dont elle est capable de reconnaître, d'utiliser et de transformer les conditions qui lui sont propres, alors tout peut être vu sous un jour différent. Alors il pourrait être utile, pour la "pratique quotidienne" des rencontres, de pouvoir disposer de descriptions d'expérimentations interculturelles, ayant pu offrir, plus qu'à l'accoutumé, des occasions et des possibilités d'explorer de nouvelles formes et de nouveaux champs d'expérience interculturelle ou de mettre à l'épreuve les limites du "vivre-ensemble" harmonieux entre Français et Allemands .

L'utilité de telles évaluations, réalisées à partir de sessions d'exploration ou de programmes de formation-recherche, ne réside pas non plus ici dans la vérification et la mesure mais dans le fait que certaines expériences de la rencontre peuvent y être décrites avec davantage de précision que d'ordinaire. Cela favorise la comparaison, grâce à laquelle il est possible de mieux mettre en lumière les particularités de chaque rencontre.

La même chose vaut pour les observations participantes telles qu'elles ont été pratiquées par plusieurs membres du groupe de travail cité précédemment dans certaines des rencontres dites "de base" (p. ex. dans des programmes avec des classes allemandes et françaises, avec des viticulteurs de Baden et de Bordeaux, avec des apprentis cuisiniers ou dans des échanges entre clubs sportifs). Il serait absurde de voir dans ces observations des estimations et des mesures objectives, comme celles d'un chercheur de laboratoire qui classe et mesure dans son champ d'expérimentation. Le sens de telles observations ne peut être que de faire bénéficier les acteurs de l'échange d'un regard pour ainsi dire étranger et de permettre ainsi des comparaisons. Ce regard "étranger", externe du chercheur qui participe en même temps à la rencontre est tout autant imprégné d'un point de vue que le regard des participants. L'effet évaluateur s'obtient seulement par comparaison des points de vue, de même qu'en géographie on ne peut arpenter un terrain qu'en le repérant depuis plusieurs points.

C'est pourquoi, d'ailleurs, les règles formulées dans les "Directives" déjà citées et qui régissent les termes de la coopération entre l'O.F.A.J. et ses nombreux "partenaires", ne peuvent fonctionner, et donc constituer de "bonnes" règles, que du fait qu'elles sont elles-mêmes le produit de l'évaluation d'un grand nombre d'expériences d'échange, qu'elles sont appliquées avec la souplesse nécessaire et qu'elles évoluent sans cesse de manière pragmatique. C'est précisément ce que ces "Directives" exigent dans leur préambule. Le seul fait que les relations de travail, dans les échanges internationaux de jeunes, reposent sur le principe du volontariat et sur la coopération librement consentie, et qu'il n'existe pratiquement aucune possibilité d'imposer sa propre volonté au partenaire, conduit inévitablement et automatiquement à ce que la coopération ne soit possible que par le truchement d'une évaluation permanente et mutuelle. En effet, quel que soit le niveau de relations entre les deux nations, que ce soit entre les participants eux-mêmes, entre l'O.F.A.J. et ses "partenaires publics et privés", ou dans la relation avec les jeunes participants, aucune forme imposée de coopération n'est concrètement réalisable, même si elle était permise (comme p. ex. à l'école). Une telle évaluation mutuelle est évidemment d'autant plus productive qu'elle se produit moins dans le silence ou le secret et que les raisons d'un bon - ou mauvais - fonctionnement de la coopération sont acces-sibles aux parties concernées. D'où l'importance de pouvoir décrire et rendre comparables les différentes expériences et les points de vue.

Au fond, cette réciprocité de l'évaluation s'observe le plus clairement, même si cela est rarement compris de cette façon, dans la relation entre les organisateurs d'échanges internationaux de jeunes et leurs publics - c'est-à-dire les personnes auxquelles s'adressent leurs offres : les élèves, les jeunes professionnels, les membres d'organisations de jeunesse, etc. Toutes les évaluations (sous forme de statistiques, d'enquêtes, de descriptions d'expériences de formation, de difficultés de compréhension ou autres) sur l'échange et les rencontres qui sont produites par l'O.F.A.J., par ses partenaires ou par nous-mêmes en tant que chercheurs, sont toujours déjà une réaction à des "évaluations" préalables réalisées par les participants et portant sur les programmes et les offres d'échange :

- ils évaluent les informations sur les offres de rencontres internationales qui leur parviennent par voie de prospectus, par des invitations personnelles, le récit d'un ami, etc. Selon leur évaluation, ils participent ou non ;

- ils évaluent leur expérience en tant que participants et y réagissent : ils "mordent à l'hameçon", reviennent, en parlent, poursuivent les contacts entamés avec l'autre pays, et tout cela est source de nouvelles rencontres ;

- ou rien de tout cela ne se produit. Au contraire, ils "votent avec les pieds" (ils tournent les talons), les offres ne les touchent pas, ce qui est, une fois de plus, le fruit d'une évaluation. Dans ce sens, l'exigence des "Directives" d'assurer une "disponibilité constante, permettant de connaître l'évolution des mentalités et de se confronter sans cesse avec elles" est, d'une certaine manière, automatiquement satisfaite. Car celui qui n'y répond pas se trouve rapidement en situation d'être considéré dans ce domaine comme "vieux jeu". Le problème pour les prestataires de ces offres est seulement que toutes ces évaluations individuelles demeurent invisibles, du moins à leurs yeux. Elles ne sont généralement pas notifiées et il n'est donc pas possible de les comparer, à moins que les organisateurs d'échanges ne se chargent de les rendre visibles et comparables. C'est précisément ce que permettent les nombreux efforts d'évaluation décrits au début, même si cette démarche reste lacunaire et incomplète. Ici, les statistiques abstraites tout autant que les rapports d'expérience, les études individuelles, les programmes pilote, les colloques de recherche, etc. représentent chacun une contribution particulière et ne devraient pas être utilisés les uns contre les autres.

Ils ont ceci en commun qu'ils organisent l'information réciproque sur les réactions que les activités de l'O.F.A.J. et de ses partenaires déclenchent chez les différents publics auxquels ils s'adressent mais aussi au-delà. C'est une tâche très importante, car comme nous l'avons déjà dit : sans l'accomplissement - explicite et planifié ou même informel - de cette tâche, rien ne pourrait fonctionner. Il n'est toutefois pas dit quel fonctionnement est considéré comme "bon" au sens des "Directives". En même temps, ces processus de retour d'information peuvent tout aussi bien conduire à perpétuer tranquillement un fonctionnement à vide, routinier (prenant p. ex. la forme d'un tourisme de "fonctionnaires" subventionné ou de rituels répétés à l'identique lors de chaque nouvelle rencontre de jeunes) qui est inspiré par d'autres intérêts que celui d'Ïuvrer à la promotion de "l'apprentissage interculturel".

C'est pourquoi, même s'il existait des données encore bien plus nombreuses et plus précises qui permettraient de rendre transparentes et comparables ces informations en retour, la question essentielle à laquelle l'évaluation devrait normalement apporter une réponse n'aurait pas encore été abordée, à savoir la question des critères :

- quelle est la qualité, la valeur du travail réalisé dans les échanges internationaux de jeunes et comment peut-il être amélioré ?

Cela nous ramène à la question posée plus haut sur les objectifs d'un travail que l'on peut qualifier d' "interculturel" .

- Quels sont au fond les objectifs de ce travail, exprimés en termes plus concrets que les formules vagues habituelles de "réconciliation", "compréhension internationale", "partenariat", etc. ?

- Quels sont les objectifs qui doivent prévaloir : ceux des gouvernements qui versent les contributions, des différents ministères, de l'administration de l'O.F.A.J., de ses "partenaires" (et si c'est le cas, desquels ?), des pédagogues qui réalisent concrètement les programmes, des parents ou ceux des différents participants ?

Et si tous ces objectifs devaient être pris au sérieux à la fois et, au même titre, dans les deux pays :

- Est-il alors possible de trouver des objectifs qui engagent les uns et les autres lorsque l'ensemble ne peut fonctionner que sous la forme d'un système de partenariats librement négociés dans lequel des objectifs ne peuvent être imposés ni par l'un ni par l'autre ?

- Qui décide des conditions dans lesquelles il est possible d'atteindre les différents objectifs ?

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