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Des recherches qui ouvrent de nouvelles perspectives en Europe : |
LES PROGRAMMES DE FORMATION-RECHERCHE A L'OFAJ
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b) Le travail de la compréhension franco-allemande ne peut pas être délégué aux jeunes seulement Certains programmes de la formation-recherche se sont penchés sur les prédispositions que les jeunes participant aux programmes d'échange apportent dans leurs "bagages" pour ce qui est de la rencontre avec le voisin. C'est ainsi que l'on a étudié dans les deux sociétés la formation des enseignants, les manuels scolaires, mais aussi les conditions plus générales de la socialisation, afin de mieux comprendre quelles sont les informations et les attitudes que l'on peut admettre comme pré-existantes chez les jeunes. Ces analyses ont conduit à penser que l'on devrait un peu élargir la conception des fondateurs de l'Office qui voulaient compléter par un rapprochement des peuples, pour ainsi dire par le bas et au travers d'une jeunesse non hypothéquée par l'histoire, la coopération établie par voie diplomatique au niveau des institutions politiques et adminis-tratives. Sans doute est-il très honorifique pour les jeunes d'être considérés par les adultes comme les flambeaux, voire les garants d'un avenir autre et meilleur. Mais en raison des processus d'éducation, d'enseignement, de socialisation et d'enculturation propres à chaque société, rien ou presque ne porte à croire que les jeunes, simplement parce qu'ils sont jeunes, aient subitement une qualification particulière à devenir meilleurs ou autres que les adultes. Il nous paraît donc important de souligner qu'il est vain de confier le rôle de porte-drapeau de nos espoirs à "la jeunesse" au sens biologique du terme, c'est-à-dire en tant que composante de la population qui représente certaines classes d'âge, mais que ce sont des jeunes dans le sens culturel qui peuvent contribuer à faire évoluer nos sociétés grâce à leur curiosité, à leur désir d'exploration, à leurs capacités de s'ouvrir sur le monde. Il faut ajouter d'ailleurs que "les" adultes ne sont pas unanimes à croire que "les" jeunes soient en mesure de créer un avenir meilleur. Les adultes sont loin d'être rares qui expriment leur scepticisme à ce sujet. Par conséquent, il semble peu réaliste de faire appel aux jeunes indé-pendamment du monde des adultes. C'est dans des institutions dirigées et gérées par des adultes et dans lesquelles les jeunes et les adultes vivent et travaillent ensemble, que les jeunes reçoivent des informa-tions, acquièrent des connaissances et s'exercent à devenir des adultes plus ou moins conformes aux attentes des responsables de ces institutions. Ce sont aussi ces derniers qui contribuent, directement ou indi-rectement, à former les identités individuelles et collectives et plus particulièrement celles, nationales, propres aux citoyens de chaque pays. Il serait de ce fait souhaitable d'ouvrir les programmes de l'O.F.A.J., à l'intérieur de certaines limites, à des groupes composés de participants de tous âges et de soutenir de tels projets au moyen d'une politique de subventionnement adaptée à leurs particularités. Pour éviter tout malentendu, le plaidoyer en faveur d'une participation accrue des adultes ne doit pas être interprété comme un plaidoyer visant à inviter davantage d'intervenants extérieurs à venir faire des exposés dans les programmes. Afin que les adultes puissent jouer un rôle dans les processus de l'apprentissage interculturel dont il est question ici, ils auraient dû être formés spécialement à cet effet. Mais ni eux, ni les jeunes ne possèdent jusqu'ici les aptitudes permettant de "mieux" faire. Il serait donc important d'arriver à une conception de formation commune, permettant des expériences et des évolutions communes des adultes et des jeunes, une conception qui conjuguerait l'expérience historique des adultes, en tant que source d'information importante, avec les motivations de la jeunesse, en tant qu'impulsions. Enfin, les adultes (ou les aînés) ne devraient pas laisser les jeunes (ou les moins âgés) seuls avec leur propre devenir international. Dans le processus qui s'impose à nous, chacun doit intervenir à la mesure de ses moyens. |
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