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Des recherches qui ouvrent de nouvelles perspectives en Europe : |
LES PROGRAMMES DE FORMATION-RECHERCHE A L'OFAJ
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g) Nouvelles méthodes Certains programmes de formation-recherche se sont préoccupés explicitement des méthodes pédagogiques utilisées dans les rencontres; beaucoup d'autres l'ont fait implicitement. Il devient de plus en plus clair que le thème "méthodes" soulève beaucoup plus de questions que l'on ne croyait à l'origine. Parmi d'autres, les deux aspects suivants sont les plus importants :
Il serait trop long d'entrer ici dans les détails et nous nous contenterons de mettre en relief quelques éléments. La tradition pédagogique française a développé la notion d'animation, alors que la tradition pédagogique allemande développait celle de la "Jugendarbeit" ou travail avec, sur et pour la jeunesse, et celle des "Gruppenleiter" (chef ou conducteur de groupe). ANIMATION et GRUPPENLEITUNG ne sont pas seulement des techniques, mais comportent aussi une conception des rapports entre "animateurs" d'un côté et "Gruppenleiter" de l'autre, avec les membres ou les participants d'un groupe et avec le travail de groupe. On a pu observer que les participants ressortissants des deux cultures attendent aussi des responsables de programmes qu'ils adoptent l'attitude qui leur est familière, celle qu'ils connaissent dans le contexte national, ce qui produit des irritations, surtout lorsque les responsables issus de l'autre pays ne répondent pas à ces attentes. Ces différences n'ont pas seulement des répercussions directes sur les relations entre participants et responsables, mais, de manière plus générale, sur toutes les méthodes du travail en groupe. L'un des problèmes très importants dans les groupes est la prise de décision. Dans le travail en groupe allemand, il existe une tendance nette à formaliser davantage les décisions que dans le contexte français et à procéder davantage suivant les règles parlementaires. Cette constatation renvoie à la question minorité/majorité dans les programmes. Etant donné que dans les groupes franco-allemands, les avis divergents se répartissent souvent entre une majorité de Français face à une minorité d'Allemands ou bien une majorité d'Allemands face à une minorité de Français, on peut se demander s'il est bien indiqué ici de faire prendre les décisions selon les règles du vote majoritaire, puisque cela met au voix des attitudes spécifiques aux cultures représentées. On pourrait sortir de ce dilemme en élaborant des approches pédagogiques "dissociatives" débouchant sur de nouveaux rapports entre majorité et minorité faisant en sorte que des constellations groupales asymétriques puissent avoir leur place dans les programmes sans entraîner des obligations de prise de décision trop contraignantes. D'une manière plus générale, on peut dire que les méthodes qui sont les plus utiles dans les rencontres sont celles qui n'incitent pas à priori à l'homogénéisation, à l'unité, à la formation d'une communauté d'opinion préprogrammée, mais aménagent la place nécessaire aux évolutions libres des individus et des sous-groupes en fonction des rythmes qui leur sont propres. Ces méthodes sont aussi celles qui suscitent le moins de forces centrifuges : quand on dispose d'assez de liberté de mouvement dans une rencontre, on ne ressent pas le besoin d'en obtenir par des moyens détournés. |
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